[Territori_energia_resistencia] no palm

monica.vargas a odg.cat monica.vargas a odg.cat
dij set 15 08:36:10 CEST 2011


  

Hola 

A mi també em sembla super bé, a més conecta els impactes
al Sud i aquests al Nord. 

Em sap greu no haver escrit molt a la
llista, vaig ser de treball de camp a l'Amazonia (per les megarepreses)
2 mesos. Recordeu que vam parlar de fer una nova trobada sobre les
lluites territroi/energia? s'ha parlat de nou d'això? ho veieu
necessari/important ara i com s'articula això amb el 15M? (A on imagino
que molts de vosaltres esteu actius) 

Petons 

m 

On Wed, 14 Sep 2011
17:33:40 +0200, Salvador Pueyo Puntí wrote: 

> A mi em sembla molt
bé. L'oli de palma és nefast!
> 
> Salva
> 
> Date: Wed, 14 Sep 2011
17:04:44 +0200
> From: Francois a degrowth.net
> To:
territori_energia_resistencia a marsupi.org
> Subject:
[Territori_energia_resistencia] no palm
> 
> devriem apoiar la lluita
del collectivo "no Palm" contra una megarafineria en port-la nouvelle, a
prop de Barcelona... ok a dalt de catalunya nord
> seria una prod de 2
millions d'oli de palma per any, el mig de la quantitat importada ara
pel la union europea. que penseu?
> 
> Francois
> 
>
http://www.frituremag.info/actualites/sous-les-palmiers-la-rage.html
[1]
> 
> Aude - Contre l'huile de palme
> Sous les palmiers, la rage
>

> A Port-La-Nouvelle, le projet d'implantation d'une gigantesque usine
d'importation et de traitement d'huile de palme en provenance d'Afrique
de l'ouest sème la cacophonie chez les élus et rencontre une vive
opposition. Reportage au coeur d'une lutte contre ce qui pourrait être
le symbole des agro-carburants du futur et contre une nouvelle forme de
mondialisation qui pille le sud et modifie les pratiques et
agglomérations du bassin méditerranéen.
> 
> « Le premier coup de
fil que j'ai passé depuis mercredi où j'ai été nommé premier
vice-président (suite au décès de Georges Frêche, président de la
région Languedoc-Roussillon) c'est pour rassurer le hollandais Vopak et
le malaisien Unimills (groupe Sime Darby, NDLR) qui vont investir
quelques 120 millions d'euros sur Port-la-Nouvelle, dans une usine clé
en main de fabrication d'huile de palme. La région, leur ai-je dit,
tiendra tous ses engagements, à travers une convention de quarante ans
»
> C'est par cette déclaration de Robert Navarro dans la gazette de
Montpellier du 24/11/2010 que les Languedociens apprennent l'existence
d'un grand projet de raffinerie d'huile de palme sur le littoral audois.
S'agissait-il d'une gaffe ? Sans doute, car nous aurons toutes les
peines à avoir connaissance du contenu des fameux engagements pris à
l'époque épique de feu Georges Frèche (l'ensemble des élus au
courant de ce dossier se refusant à en dire beaucoup plus).
L'investissement de la région s'élèverait à 170 millions d'euros et
serait créateur d'emplois : entre 80 et 90, selon une déclaration de
la Chambre de Commerce et d'Industrie de Narbonne, soit davantage que la
plus grande usine existant actuellement, située en Australie. Par
ailleurs, il s'agirait d'importer 2 millions de tonnes d'huile de palme
par an, ce qui correspondrait à la moitié des importations actuelles
de l'Union Européenne. Et, cerise sur le gâteau, le p
> etit port
audois se verrait gratifié de 350 camions supplémentaires par jour, ce
qui multiplierait de façon inquiétante le trafic actuel.
> Au coeur
des zones Seveso
> 
> Nature et Progrès sera la première association
à s'inquiéter du projet, suivie par la Confédération Paysanne :
leurs communiqués de presse dénonceront l'installation à deux pas du
centre-ville d'une nouvelle usine, sur un territoire extrêmement
fragile écologiquement, à proximité de l'étang de Bages-Sigean, et
dans le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise mais aussi une critique
de fond sur la politique de l'emploi à court terme dans une région
marquée par un fort taux de chômage. Celle-ci ne favorise pas
suffisamment la création d'emplois adaptés aux besoins spécifiques de
la région, et ne semble pas prendre en compte les effets négatifs de
l'industrialisation sur un territoire à vocation autant touristique que
piscicole, ostréicole, agricole ou artisanale. Les petits pêcheurs se
plaignent depuis longtemps des pollutions diverses dont ils sont
victimes, pollutions causées par les entreprises déjà existantes dont
huit (sur les onz
> e que compte le département de l'Aude) sont
classées Seveso. Leur représentant, Dominique Blanchard se désespère
: « 21 procès, tous gagnés, contre les entreprises pollueuses,
malgré cela les pollutions continuent car les peines sont
insignifiantes et l'administration n'a pas les moyens d'assurer le
respect de la législation ».
> Naissance de No Palme
> 
> En mars 2011
un collectif régional est constitué à Narbonne avec les associations
suivantes : Nature et Progrès , ATTAC, ECCLA, Païs Nostre,
Confédération Paysanne, EELV, Parti de Gauche, Objectif Décroissance,
Les Amis de la Terre, Sauvons la forêt , la LPO de l'AUDE , les
écologistes de la narbonnaise et la prud'homie des pêcheurs qui se
retirera par la suite, à la suite de pressions subies. S'y ajouteront
par la suite le NPA du carcassonnais, la Cimade, la biocoop de Limoux,
le PCF de Narbonne.
> Bien nommé NO PALME, Nouvelles Orientations pour
des Alternatives Locales et Méditerranéennes, ce collectif *
s'intéressera immédiatement au versant international et européen de
ce projet.
> De Port la Nouvelle à Monrovia
> 
> Nous allons découvrir
que l'opérateur Sime Darby n'est autre qu'une immense multinationale,
la deuxième au monde pour l'huile de palme, avec déjà à son actif
500 000 hectares de plantations en Indonésie et en Malaisie. Malgré
une communication très efficace qui tente de faire passer son
agri-business pour une œuvre de développement social et écologique,
nous découvrirons que cette société est responsable de
déforestations et de pollutions massives entraînant la destruction des
moyens de survie des populations locales. Grâce aux informations des
Amis de la Terre, nous apprendrons que les certifications de qualité
environnementale (RSPO) sont en fait insignifiantes et totalement
insatisfaisantes, car détournées et montées de toutes pièces par les
principaux acteurs de la filière, dont la firme Syngenta qui produit le
très toxique Paraquat, interdit en Europe mais néanmoins toujours
utilisé sur les palmiers.
> 
> Nous apprendrons que l'huile de palme
proviendrait du Libéria. Les forêts indonésiennes et malaisiennes
étant détruites à 72% il s'agit d'étendre la production à d'autres
continents, en particulier à des pays moins regardants sur les
conditions sociales et environnementales. Ainsi le Libéria, petit pays
d'Afrique de l'Ouest, qui se relève péniblement d'une guerre
fratricide de plus de dix ans, se prête-t-il à merveille aux rêves de
Sime Darby et d'autres multinationales du secteur. Ruiné et endetté,
cet état ne fait aucune difficulté pour concéder pas moins de 220 000
hectares à Sime Darby, pour un bail de 63 ans, et pour des plantations
de palmiers essentiellement. A l'échelle de la France, cela reviendrait
à remettre la surface totale de 4 ou 5 départements entre les mains
d'une seule entreprise. Accords d'autant plus alarmants qu'ils
s'incluent dans un objectif de 1.3 millions d'hectares plantés sur le
pays. Le Libéria 
> possède encore 40 % d'une grande forêt
équatoriale d'altitude unique au monde, qui s'étendait autrefois sur
plusieurs pays dont la Sierra Léone et le Ghana, et dont il ne reste
plus aujourd'hui que 12 %.
> Création d'emplois/destruction des
ressources
> 
> Sime Darby promet 3.1 milliards de dollars
d'investissement mais, si nous avons une idée de ce qui reviendra aux
actionnaires, la part qui reviendra effectivement au pays semble moins
garantie. En revanche, nous savons plus sûrement que le salaire des
ouvriers est inférieur à deux euros cinquante par jour...
> 20 000 de
ces glorieux emplois sont promis... mais combien de ressources
seront-elles détruites au détriment des populations locales ? Un
rapport du Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales de décembre
2010 nous apprend que l'huile de palme traditionnelle récoltée sur les
arbres sauvages de la forêt ou cultivés traditionnellement en
agro-forêsterie, procure un travail à 220 000 familles libériennes.
Cette huile de palme fabriquée localement risque de disparaitre du
marché local à cause d'une concurrence avec l'huile de palme
industrielle vendue à très bas prix, mais aussi parce que ces
sociétés (les multinationales, qui sont au nombre de quatre au
Libéria) détruisent peu à peu la ressource locale en palmiers
sauvages en les faisant disparaître sous leurs bulldozers. Nous prenons
aussi connaissance peu à peu de l'enjeu culturel pour les peuples
autochtones : de fait, la destruction des ressources naturelles ne se
contente pas de détruire l�
> �espace nécessaire à la survie
même de ces peuples, mais entraîne également la destruction de leurs
lieux de cultes.
> 
> Cependant, dès janvier 2011, des manifestations
auront lieu dans la région de Cape Mountain où sont réalisées les
premières plantations, dans 27 villages qui protestent contre la
pollution de l'eau, le non respect du droit des travailleurs et des
droits coutumiers. L'association Green Advocates International annonce
un dépôt de plainte en juillet 2011 pour occupation illégale de terre
et profanation de tombes, et demande le respect du droit coutumier.
>
Ainsi la lutte contre une usine d'huile de palme en France rejoint-elle
le combat mené par d'autres contre l'accaparement de terre à travers
le monde.
> Mais comment sommes nous tombés dans l'huile de palme ?
>

> Pourquoi nous faut-il en France et en Europe autant d'huile de palme
?
> Nous constatons que l'huile de palme se retrouve dans des milliers
de produits de notre alimentation alors qu'il n'en était pratiquement
rien il y a 20 ans. Au cours des vingt dernières années, la
consommation d'huile de palme a grimpé de 8.5 % par an, et ce lipide
est devenu le plus consommé au monde, dépassant même le fameux soja.
Pourtant sa qualité alimentaire est des plus critiquée puisqu'il
contient environ 51 % d'acides gras saturés néfastes à la santé .
>
Le premier importateur est l 'Europe... pourtant l'Union Européenne
(UE) était autrefois exportatrice de protéagineux, essentiellement
colza et tournesol. Entre 1999 et 2009, sa consommation d'huile
végétale va doubler, passant de 11 millions à 22 millions de tonnes,
l'UE va de ce fait devenir importatrice nette, jusqu'à se trouver
aujourd'hui dans l'obligation d'importer plus de 3.5 millions de tonnes
d'huile de palme, la moins chère des huiles sur le marché.
> Les
Européens seraient ils tombés soudainement dans une boulimie
frénétique de chips, de barres chocolatées, de gâteaux secs ?
> A
vrai dire... les 90 % de cette augmentation de consommation s'expliquent
par les agro-carburants.
> Où NO-PALME découvre le dossier des
agro-carburants
> 
> Sime Darby souhaite nous rassurer, en affirmant que
l'huile de palme raffinée dans l'Aude ne sera pas destinée à la
production d'agro-carburants...
> Pourtant 30% de l'huile de palme
produite dans le monde après désestérification partent dans les
moteurs. Le mutisme des élus sur cette question ne change rien au fond
du problème .
> Pour comprendre cette augmentation soudaine des besoins
en huile de palme en Europe, il faut savoir que l' UE a pris en 1999 une
décision très lourde de conséquence, contentant les lobbies
agro-alimentaires et pétroliers : l'incorporation obligatoire de 10%
d'agro-carburants dans les carburants destinés au transport d'ici 2020.
Pour accompagner cette décision une politique de détaxation sur les
agro-carburants est adoptée par l'UE ainsi que d'autres incitations
destinées à augmenter la production de colza et de tournesol, mais
surtout à changer leur destination : détournés de leur vocation
alimentaire, ceux-ci doivent désormais nourrir nos moteurs.
> La France
a joué un rôle important dans cette initiative grâce aux fortes
pressions de son lobby agricole : le président actuel du syndicat
agricole FNSEA n'est autre que celui de SOFIPROTEOL, producteur du
fameux DIESTER. La France n'est d'ailleurs pas en reste sur
l'accomplissement de cette directive européenne, pour une fois elle est
même première de la classe, devançant les objectifs : nous avons
roulé en 2010 avec 7.7 % d'agro-carburants dans notre diesel !
> 
> Ce
qui n'est pas dit, c'est que cette politique de substitution du pétrole
par le colza et le tournesol coûte actuellement environ 360 euros par
tonne substituée. Les seuls besoins de la France en matière de
transport s'élevant à 50 millions de tonne de pétrole (TEP),
substituer 10 % d'agro-carburant reviendra à... plus de 2 milliards
d'euros par an pour la France. La question est donc posée du bon usage
des fonds publics pour une politique énergétique responsable.
> Pour
répondre à la demande européenne en agro-carburants, on estime qu'il
faudrait 15 millions d'hectares supplémentaires, lesquels s'ajouteront
aux 32 millions d'hectares déjà nécessaires à l'extérieur de
l'Europe pour ses importations.
> De l'huile de palme à Port la
Nouvelle... à la famine dans le monde.
> 
> No-Palme s'oppose donc à
cette politique de l'UE, appuyée avec complaisance par nos élus
régionaux et locaux. (Seul, le conseiller général vert de l'Aude ,
Stéphane Linou, s'est très clairement prononcé contre ce projet).
>
Nous avons avec ce qui précède fait la démonstration que les
importations massives d'huile de palme par l'Union Européenne sont
très directement liées à la politique énergétique de la France .
>
Les conséquences ne sont pas seulement locales mais aussi
internationales, elles contribuent à aggraver de façon dramatique les
tensions qui existent déjà sur les marchés de l'alimentation.
>
L'exemple de l'Ethiopie doit nous alerter sur les paradoxes d'un pays
qui exporte des agro-carburants depuis la vallée de l'Omo alors qu'au
même moment la famine touche 700 000 Ethiopiens !
> Le Libéria
lui-même n'est pas à l'abri d'une famine : il importe actuellement 80%
de ses aliments de base, la production de riz a chuté de 76 % entre
1987 et 2005 dans un pays où le revenu par habitant est de 150 dollars
par habitant et par an, nous imaginons la vulnérabilité de ce pays .
>
Rappelons que les émeutes de la faim en 2008 en différents pays ont
été consécutives à une augmentation importante du prix des
céréales et en particulier du maïs utilisé désormais massivement
pour la production d'éthanol utilisé dans les carburants aux USA.
>
L'UE prend donc une direction extrêmement dangereuse pour la planète
entière, notre responsabilité est engagée.
> 
> Une autre politique
est possible
> 
> No-Palme en appelle donc à l'abandon de ce projet,
aussi bien à Port la Nouvelle que dans tout autre port
méditerranéen
> En lieu et place, nous proposons une politique
d'économies d'énergie par le développement des transports en commun
et du transport maritime de courte distance intra-méditerranéen pour
dégager les axes routiers : ce dernier pourrait intéresser en premier
lieu Port la Nouvelle.
> Nous réclamons par ailleurs la relocalisation
des productions agricoles (Le Languedoc Roussillon a perdu plus d'un
quart de ses fermes en 7 ans ! Dix mille emplois perdus dans
l'agriculture de cette région entre 2000 et 2007, qui dit mieux ? Et
pourtant notre région naguère autonome ne produit aujourd'hui que la
moitié de ses besoins en céréales, le tiers de ses oléagineux et il
faudrait 6 fois plus de protéagineux pour éviter les importations de
soja OGM d'Argentine et du Brésil.
> Ce ne sont pas les terres qui
manquent, 38 000 hectares de vigne ont été arrachés, les terres en
friche ne se comptent plus, pour réduire aussi bien le chômage que le
transport des matières sur des milliers de km.
> Nous demandons
l'affectation des fonds publics pour redynamiser la région en phase
avec les besoins réels de la société et dans le respect de
l'environnement.
> 
> * Un groupe local s'est aussi créé à Port la
Nouvelle, sa vocation première est d'informer la population sur le
projet de raffinerie : à la manière des Indignés ils ont occupé
symboliquement la plage et sont allés au-devant des passants les 2 et 3
septembre derniers.
> CONTACT : nopalme.pln a gmail.com
> -La pétition en
ligne
> 
> * Pour en savoir plus :
> 
> Le site du collectif No Palme
>
Arnaud Montebourg soutient le collectif
> Un reportage sur Le Monde
(blog)
> La position de Robert Navarro
> 
> * Le reportage photo a été
réalisé par Culture et Tic
> 
>
_______________________________________________
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